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Les attrape-rêves : quelle histoire et comment les utiliser ?

Il vous est probablement arrivé de voir des attrape-rêves dans une boutique de souvenirs, dans des magazines ou encore à la télévision. Mais savez-vous réellement d’où viennent ces objets et à quoi ils servent ? 

Également appelés filets, filtres ou pièges à rêves, ils ont été inventés et largement utilisés par la tribu amérindienne Ojibwe. Les territoires de cette tribu s’étendaient des régions Canadiennes aux régions nord-Américaines. Le développement de la tribu grâce notamment aux inter-mariages et aux échanges permit la diffusion de cet objet. Quelques années plus tard une autre tribu, Lakota, se mit également à utiliser les attrape-rêves.

 

Quelle est leur histoire ?

Pour de nombreuses cultures à travers le monde, les araignées sont des insectes redoutés et effrayants. Néanmoins, pour la tribu Ojibwe, elles représentaient en réalité un symbole de protection et de réconfort. Une vieille légende Ojibwe raconte qu’à l’origine du monde, une femme mystique était surnommée « la femme araignée ». Elle garantissait la protection spirituelle de la tribu, et tout particulièrement des jeunes enfants, des bébés et des nouveau-nés. La tribu Ojibwe ne cessait de croître et de s’étendre sur le territoire au fil des années. Il était alors devenu difficile pour la femme araignée de continuer d’assurer la protection de tous les membres de la tribu, qui avaient migré dans des contrées lointaines. Lui vint alors l’idée de créer l’attrape-rêve amérindien. Suivant son exemple, les mères et grand-mères le recréèrent à leur tour dans le but de protéger leurs enfants et leur famille, à distance.

 

 

Quelles vertus pour les amérindiens ?

Les attrape-rêves amérindiens de la tribu Ojibwe étaient traditionnellement utilisés comme des talismans. Leur but était de protéger les dormeurs, et en particulier les enfants, des mauvais rêves, des cauchemars et des mauvais esprits. Les amérindiens pensaient que la nuit, l’air était rempli de rêves, à la fois bons et mauvais. Ils se chargeaient alors de pendre au-dessus de leur lit l’attrape-rêve. Il fallait bien faire attention à ce que la lumière du jour puisse l’atteindre. Comme son nom l’indique, il attire et attrape ensuite dans sa toile toutes sortes de rêves et de pensées.

 

Les beaux rêves passent alors à travers les fils et glissent le long des plumes pour descendre jusqu’au dormeur et le réconforter. En revanche, les mauvais rêves sont quant à eux pris au piège dans la toile puis détruits, brûlés par la lumière du jour. L’interprétation des rêves a fortement influencé les croyances culturelles et spirituelles des amérindiens et ce pendant des siècles. Ils étaient alors persuadés que les rêves avaient une influence sur l’âme consciente du rêveur. Selon eux, les rêves pouvaient avoir un impact sur des traits de caractère tels que la confiance, la maturité, la gentillesse ou encore la loyauté.

 

 

Comment les utiliser ?

Dans les tribus amérindiennes, les femmes ont pour mission de fabriquer à la main des attrape-rêves afin de protéger leur famille, leurs enfants et petits-enfants. D’une circonférence assez petite, un attrape-rêve est constitué d’un anneau de bois recouvert d’une toile ou d’un filet en fibres naturelles. Il est également agrémenté d’objets sacrés comme les plumes et les perles. Tous ces éléments doivent être naturels. Chaque partie de l’attrape-rêve amérindien a sa propre définition et est liée de près au monde naturel. L’attrape-rêve est en forme de cercle, car il représente le cercle de la vie. Il est également la métaphore du voyage du soleil et de la lune, chaque jour et chaque nuit à travers le ciel.

 

La toile se charge quant à elle d’attraper les mauvais rêves et les mauvais esprits pendant la nuit, et de se débarrasser d’eux une fois le jour venu. En revanche, les plumes permettent aux beaux rêves de parvenir jusqu’au dormeur. Les tribus amérindiennes ne sont pas toutes d'accord quant à la signification des perles présentent sur la toile. Certaines disent que la perle symbolise l’araignée ayant tissée la toile, et pour d’autre il s’agit des beaux rêves immortalisés. A l’origine, les attrape-rêves étaient attachés au-dessus des berceaux des nouveau-nés ou aux têtes de lits des enfants. Au fur et à mesure des années, la croyance s’étant développée, les adultes décidèrent également de protéger leur sommeil et il était alors possible d’en retrouver au-dessus des lits des parents.


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